22 octobre 2006
La voix de l'Amérique (2)
17 octobre 2006
folque song
22 mai 2006
Pédale, Steve
Oui, ben je sais, j’avais qu’à faire de l’electro comme tout le monde. Si le Dieu Universel avait bien voulu m’inoculer la passion du poum-tchack en veux-tu en voilà, ça aurait été plus simple. Non, il a fallu que je m’enamourache de cette espèce d’armoire normande à cordes qu’on appelle la pedal-steel et qui fait ouin-ouin sur les disques de Dolly Parton. Je remercie ici le Pfeuh de m’avoir fourgué l’objet, qui jusque-là dormait tranquillement au rayon de mes fantasmes inavoués. Quand je dis "jusque là", ne croyez pas que l’arrivée de l’objet ne date d’hier. Ca va faire, pfeuh... (pardon, c’est de mauvais goût), sept ou huit ans que j’ai acheté ces quelques 25 kilos de tracas, et dix-huit mois que je ne l’avais pas sortie de son flight-case. Mais là, bon, nouvelle compo oblige, c’était écrit, il fallait de la pedal-steel. C’est donc après 17 parties de basse, une clope et une petite promenade histoire de décompresser, que je me suis atelé devant l’instrument...
Petite entrée en matière, trois bon quarts d’heure à faire couiner la bête pour arriver à peu près à placer le bottleneck au bon endroit et se remémorer quelques plans de base. Et se rendre compte, aussi, qu’un jour il faudrait lui changer les cordes, à la bestiole. Pas de pot, on est dimanche, pas moyen de botter en touche en trainant les magasins de musique en tapant la frime - "comment, vous n’avez même pas un jeu de cordes de pedal-steel ?". Action, donc. Take one. Je lance le morceau, premier pain avant même de commencer, j’ai raté l’entrée. Take two. Je vous passe les détails. J’ai dû arriver à dépasser les quinze secondes de musique aux alentours de la septième prise. Comble du hasard, c’est au même moment que mon PC a eu des problèmes d'allocation de mémoire. Disque dur plein - stooop ! didong me dit windows. Voilà ce que c’est que de frimer en 24-bits !
Je vous passe le plateau repas (aux alentours de la 17ème prise), le bisou à ma fifille qui va faire dodo (déjà ?!!), tout ça pour aboutir, vers les 22h30, à quelque chose qui semble tenir la route si ce n’est...
Si ce n’est que, ben... on est pas tout à fait dans le ton avec la guitare sèche, à moins que ça ne soit la basse. La perspective d’éditer tout ça dans Soundforge, de dégraisser le mamouth pour obtenir quelque chose d’écoutable (du style : oh ! on dirait de la pedal steel et non : c’est normal que ça sonne un peu faux ?) aura eu raison de ma grande ambition (ne vous attendez plus à trouver de la pedal-steel sur tous les morceaux du prochain CBE), et je vous remercie d’avance - si tant est qu’un jour vous entendiez mon oeuvre d’hier - de faire preuve d’une immense tolérance à mon égard : parfois, c’est vraiment tentant, le drum’n’bass...
Voilà, c’est bête mais ça fait du bien. Je dédie cet article à tous les inconscients qui ont, un jour, préféré la pedal-steel, le banjo ou le dobro au piano - cet instrument incroyable avec lequel il suffit d’appuyer sur une touche pour obtenir à chaque fois la note désirée...
15 mai 2006
Une chanson pour Johnny !
Non, sérieux, la voilà, la chanson. Ca s'appelle "La Voix de l'Amérique", mais bon, si Johnny préfère l'appeler "Ecoute Cette Musique" ou "Les Guitares électriques", je m'en fous un peu, hein. Du moment qu'il y a écrit "paroles : Jean-Pierre DEVIN", moi, ça me va. Je préfère même qu'il écrive "Jean-Pierre DEVIN" plutôt que "Les Cowboys Etanches". Ca lui ferait de l'ombre, et pour la SACEM et le RIB, c'est plus pratique. Parce que la musique, elle est même pas de moi, c'est une reprise. Johnny n'a jamais été meilleur que lorsqu'il s'approprie les classiques du rock américain. Re-écoutez Fils de Personne , elle est meilleure que l'original (Fortunate Son), pourtant c'était pas gagné. Il suffisait donc de trouver un classique-mais-pas-trop adapté au style wocknwoll de Johnny, et hop ! Le hop, donc, c'est Up on Cripple Creek, du Band. C'est du costard sur mesure, taillé pile-poil.
Bon, en fait, je la mets en ligne avant histoire d'avoir une preuve ah-queuh comme quoi je l'avais écrite avant de lui proposer. Dans ce milieu de requins, on sait jamais. Et puis c'est moins cher qu'un recommandé, alors...
Voilà, vous savez tout, connaissant l'original, vous pouvez même la chanter. Et vous pouvez même la jouer en concert, en prétextant que c'est un inédit de Johnny. C'est pas faux, puisque je vais la lui proposer. N'oubliez pas : paroles : Jean-Pierre DEVIN - tous droits réservés.
LA VOIX DE L'AMERIQUE
chanson inédite à ce jour de Johnny Hallyday
paroles écrites par Jean-Pierre DEVIN - Tous droits réservés (c) 2006
Quand j'ai besoin de quitter Paris
C'est avec ma guitare sur le dos
Et dans le delta du Mississippi
Je retrouve mon Eldorado
Je me refais le voyage de Chuck Berry
De Memphis jusqu'à Chicago
C'est comme ça que je reprends goût à la vie
Sur le cuir de ma moto
Ecoute cette musique
C'est toute ma vie
Les guitares électriques
Et les amplis
La voix de l'Amérique
Celle de Jimi
Buddy Guy, Muddy Waters et Leadbelly
Trouve-moi juste une vieille cadillac
Et allume l'auto-radio
Monte le son à fond sur "Hit The Road Jack"
ou "Baby please don't go"
En parcourant l'Alabama
Ou les mornes plaines du Nebraska
Tu comprendras peut-être pourquoi
Tout ça compte tant pour moi
Ecoute cette musique...
C'est à la croisée d'un chemin
Que moi aussi j'y ai joué ma vie
C'est avec une guitare à la main
Que je lui ai dit oui
J'ai payé bien plus que le prix
Pour chanter sous les projecteurs
Ces trois accords qui hantent toutes mes nuits
Du fantôme de John Lee Hooker
Ecoute cette musique...
PS : Si Eddy Mitchell ou Jean-Jacques Goldmann la veulent, qu'ils me contactent personnellement et rapidement. Si Johnny préfère la reprendre sur l'air de Hava Naguila ou Tante Agathe de Rika Zaraï, ça ne me dérange pas non plus. C'est toi qui vois, Johnny.
27 avril 2006
OuMuPo
L'OuMuPo, ça consiste à créer de la musique sous contraintes. C'est un peu couillon, au départ y'en a toujours, des contraintes (tonalité, couplet/refrain, etc.), sauf que là on en rajoute une couche. L'exemple type, chez les Cowboys, c'est la fameuse (?) onzième chanson sur Tristes, celle qui n'a pas de titre et que j'ai nommé, pour les besoins du mp3, Ca a disparu. C'est bien évidemment une référence au bouquin de Perec, La Disparition :y'a pas un seul e dans le bouquin, ni, bien sûr, dans la chanson. Sauf que, musique oblige, j'ai poussé le bouchon plus loin : la chanson est écrite en mi (E en anglais) et il n'y en a pas un seul, de mi, dans la chanson. Capito ?
Et y'en a plein, des comme ça, dans le répertoire des Cowboys ! Petit inventaire des contraintes :
- Ecrire la suite d'une chanson connue : Ca chie grave à Bourg-les-Essonnes raconte la suite du Marie-Jeanne de Joe Dassin
- Garder le titre d'une chanson, et en faire totalement autre chose : J'en ai écrit une dizaine un jour que je m'emmerdais. Elles devaient voir le jour dans un album intitulé Les plus grands succès des Cowboys Etanches mais j'ai pas eu le temps et puis bon... Peut-être entendrez-vous un jour La Cage Aux Oiseaux, C'est Extra, Que je t'aime et les autres ?
- Faire un gloubiboulga avec plusieurs chansons : c'était le principe de La Redoute (Honky Tonk Women avec La Bonne du Curé par exemple), je l'ai un peu affiné avec Au Pays des Olives, sur Tristes. On y reconnaîtra L'Eté Indien, Rappelle-toi Barbara et L'Eau Vive. Pour les arrangements, ils sont directement inspirés du Solitary Man de Neil Diamond (et ça, peu de gens le savaient)
- Que serait devenue La Musique que j'aime de Johnny, s'il avait eu une autre passion ? Voyez, ou plutôt écoutez Moi j'aime la Littérature...
- Etc. etc.
23 avril 2006
Tristes - téléchargez l'album

Sorti en 2003 (déjà...), commencé en 2001, Tristes est le dernier album en date des Cowboys Etanches. De la chanson désengagée au rock oulipesque, c'est le projet le plus abouti du groupe. Tentant l'improbable fusion entre Johnny Hallyday et Georges Perec, mélange des genres et genre de mélange, les Cowboys se lâchent et balancent un rock'n'roll plus proche du punk que de la country, où se promènent, en vrac, Bill Gates, Harry Potter, le diable, Barbara, Johnny, plein d'agriculteurs et quelques auteurs littéraires incontournables. Voilà, c'est gratuit, téléchargez-le vite (si personne ne le fait, le lien se détruit au bout de 30 jours) et faites passer.
Allez, bonne nuit tout le monde.
10 avril 2006
I'm not there
OK, c'est un peu n'importe quoi, mais j'ai décidé que sur ce blog, je mettrai ce que je voudrai. D'ailleurs, j'en fais pas de pub, de mon blog. Vous ne trouverez jamais de machins Flash qui pètent, ici. Juste mes petits états d'âme. Demain j'ai quarante ans, par exemple.
Alors je me souhaite un bon anniversaire.
A+
Jeepee
04 avril 2006
Mais la mer est toujours bleue...

Bon, je me remet au nouvel album des CBE. Le plus dur est fait, apprivoiser le logiciel (je suis passé à Ableton Live depuis peu), tester les cablages et compagnie. Pour fêter ça, je vous livre brut de coffre le morceau "test" enregistré pour l'occasion, et mixé en cinq minutes, une reprise du grand Joe Dassin (en fait, un plagiat éhonté du Massachussets des Bee Gees mais bon...). Ambiance acoustique (normal, je testais mon dobro), ça a un petit côté Blood on the Tracks (toute proportion gardée, hein, on se comprend... va-t-en pas dire que j'ai chopé le boulard !)... Je suis hyper-déçu du son du dobro, faut vraiment que j'achète un micro correct...
Voilà voilà, hein, bon ben... bonne écoute !
Ah oui, aux grincheux qui disent que je fais que des reprises, ben... rien. Ils ont qu'à continuer à le dire. C'est parfois mieux de faire des reprises que des mauvaises compos, non ? En tout cas c'est pas Johnny qui dirait le contraire...
20 mars 2006
One Man Band
Puisque vous trainez sur ce blog, et pour tout vous dire, j'ai répété deux chansons hier. Otis et (ça chie grave à) Bourg-les-Essonnes. Tout seul, avec ma bonne vieille Télécaster, un peu de chorus sur l'ampli Fender, un peu d'harmonica histoire de mettre du piment dans la sauce, et roule. Et j'arrive pas à décider. Sèche ou électrique ? Je balance des boucles avec Ableton Live ou pas ? Et j'achète un compresseur pour ma sono, un footswitch MIDI pour Live, ou un ampli pour la sèche ? Bref, c'est un peu l'angoisse de l'écrivain devant la page blanche, ou du papa devant les 27 marques de couche-culottes au supermarché si vous préférez. J'aime bien l'idée de débarquer avec juste une guitare, mais est-ce que ça ne serait pas un peu plus marrant d'emmener toute la troupe (Télécaster, dobro, mandoline, sèche, ordinateur portable...) ? D'un autre côté, j'ai pas envie de verser dans l'exercice de style ni de faire le représentant de commerce, alors...
Ben alors on verra bien. L'offre et la demande, en quelque sorte...
06 mars 2006
J'ai vu Kurt Cobain à Monoprix
- Aah ma pauv' dame, les méfaits de l'alcool et de la drogue, hein !
- Kurt est Dieu. Bien sûr qu'il reviendra parmi nous. Comme Elvis. Comme le Général De Gaulle.
- Don't follow leaders, watch the parking meters (c'est pas de moi, mais bon, un message, autant qu'il vienne de Dylan, ça fait tout de suite mieux, non ?)
Voilà, c'est brut de coffre, sorti direct d'un minidisc via ma sono pourrie qu'est même pas stéréo comme disait l'autre. Juste un p'tit coup de Cubase histoire de dire que c'est masterisé (ouarf, ouarf, ouarf...), mais juste un p'tit coup. Histoire de dire qu'en concert, ben, ça peut donner ça.
Je télécharge gratuitement la chanson sans donner 7 euros à Hubert-Félix Thiéfaine
Yo ! un blog pour quoi faire ?
